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Bulletin des Equipes Notre-Dame du Secteur de Montréal
Novembre 2009 - Volume 8 n°4
SOMMAIRE
· De nouveaux rédacteurs, une nouvelle formule
· Le message de Jacqug
· Bilan de l’année 2008-2009
· Partage des thèmes de réflexion
· Le dossier du mois : L’euthanasie par le Père Jacques Sylvestre
· Les nouvelles des équipes
· Le calendrier
· Prière
· Points divers
De nouveaux rédacteurs, une nouvelle formule
Bonjour à toutes et à tous,
Tout d’abord encore merci à Denyse et Jacques Etienne pour leur long mandat si bien mené.
Pour continuer, la rédaction de La Vie … la vie sera partagée entre les 3 couples responsables du secteur, à savoir Marlène et Jacques, Claire et José , Nathalie et Arnaud.
Ce bulletin est votre bulletin et nous comptons sur vos suggestions pour le rendre toujours plus intéressant.
Merci à tous ceux qui nous ont communiqué de l’information.
Dans le souci de l’efficacité et de la moindre dépense, nous proposons également de ne plus imprimer ce bulletin mais de vous le faire parvenir par courriel.
Merci de nous faire part de vos remarques, suggestions après lecture de ce numéro
Nathalie et Arnaud BARDON-DEBATS
Le message de Jacques et Marlène
Nous sommes contents de vous contacter. Dame nature nous a comblé de son soleil en septembre…et de sa pluie ensuite…J, mais puisque le soleil est dans notre cœur…
Le 2 octobre dernier, nous avons eu le bonheur encore une fois de rencontrer la vie des équipes du secteur par l’entremise de leurs responsables ou représentants. Les équipiers plus jeunes sont rassurés de la présence d’équipes matures, et les équipiers matures sont enchantés de voir la relève se dessiner dans les jeunes couples et familles récemment inscrits dans le mouvement. Ce fut l’occasion de partager sur les moments forts de l’année dernière dans chaque équipe, et de connaître les thèmes choisis par chacun pour l’année qui vient.
Nous vous faisons part de ces belles richesses plus loin dans le bulletin, accompagné aussi d’un petit résumé du bilan du secteur de Montréal pour 2008-2009.
L’équipe Montréal 22 nous partage avec joie un thème qu’ils ont utilisé en septembre sur le Concile Vatican II écrit par Mgr Charbonneau, très intéressant.
Nous souhaitons vous voir en grand nombre à notre fête patronale du 5 décembre prochain où il sera question du thème de l’Avent 2009 et de notre préparation intérieure à la fête de Noël. Nous serions ravis d’y rencontrer nos jeunes équipes, ainsi que nos fidèles équipiers de toujours. Un service de gardiennage sera offert sur place, pour les jeunes familles qui n’auront pas trouvé de gardienne à la maison. L’horaire détaillé vous aura déjà été transmis via vos responsables d’équipe. Vous nous aiderez grandement en répondant avant les dates limites.
Quelques nouvelles du secteur et des différentes équipes agrémentent aussi ce bulletin.
A ne pas manquer surtout, le dossier du conseiller spirituel de Montréal 36, Jacques Sylvestre, dominicain, sur un sujet très d’actualité, l’euthanasie. Dossier articulé et documenté, où
M. Sylvestre donne sa position, et nous invite sûrement à notre propre réflexion là-dessus.
D’autres dossiers pourraient suivre dans de prochains numéros…
Merci à ceux qui ont versé leur cotisation en solidarité avec le secteur, la région et l’international. Vous nous aidez ainsi à faire circuler la vie au sein du secteur. Nous avons un taux de participation de 90% jusqu’à maintenant, ce qui est excellent.
Merci à l’avance à ceux qui auraient oublié et qui voudront bien s’acquitter de cette tâche prochainement.
Nous vous souhaitons une bonne lecture, d’autres lectures enrichissantes cet automne, de belles rencontres aussi, incluant celle de Marie et son fils Jésus.
Marlène et Jacques
Bilan de l’année 2008-2009
1- Les réunions
Les équipes sont satisfaites en général, de l’équilibre entre les réunions, et de l’horaire.
Certaines équipes plus matures doivent faire des ajustements pour raison de santé de certains équipiers.
Les jeunes équipes se sont mieux enlignées qu’avant, mieux structurées et la mise en commun est plus concise, donc meilleur équilibre entre les parties de la réunion.
2- La pédagogie
La mise en commun
Le lien avec l’évangile n’est pas toujours fait, mais pour plusieurs, on progresse dans cette direction, ou à tout le moins on recherche une certaine profondeur.
La prière
Beau moment pour toutes les équipes, à la couleur de chaque équipier; pour certains, la présence d’un symbole est importante (icône, statue, croix, ou bougie…).
Célébrations eucharistiques dans certaines équipes, moment apprécié.
Les points concrets d’effort
Comment les avons-nous vécus?
Dans certaines équipes, les points concrets d’effort se vivent assez bien, toujours place au progrès cependant. Certaines équipes aiment bien se choisir un ou deux points concrets d’effort par mois où mettre l’accent. Certains disent vivre les points concrets d’effort à leur façon.
Y a-t-il eu partage en réunion?
Là, c’est plus partagé, ça semble plus difficile pour certaines équipes d’aborder ce sujet lors de la réunion, il y a place à amélioration. Certains essaieront de partager sur un point à la fois, à toutes les réunions, ou à toutes les deux réunions. D’autres équipes n’en font pas nécessairement une priorité.
Il ne faut pas oublier cependant que les PCE sont au cœur de la pédagogie des
Equipes Notre-Dame, ils sont une façon d’avancer comme chrétien et comme couple chrétien. Voyons comment les PCE peuvent peu à peu modifier notre mode de vie en dehors des réunions, et comment on peut en améliorer un tant soit peu le partage lors des réunions.
3- Les thèmes
Bien résumé dans la section « thèmes choisis par les équipiers » dans le bulletin.
4- L’équipe
L’équipe est nourrissante pour tous en général, pour certains, on souhaite resserrer les liens entre les réunions, soit par un téléphone, se donner des nouvelles, prier les uns pour les autres, créer une solidarité.
La contribution des conseillers spirituels est grandement appréciée, elle mène plus loin les équipiers.
5- Participation active au secteur
Participation plus difficile pour certains équipiers plus anciens, pour raison de santé.
Parmi les autres membres d’équipes plus matures, plusieurs participent quand même régulièrement.
Les équipiers d’âge moyen participent selon leur disponibilité.
Les jeunes couples avec enfants ont plus de difficultés à participer, pour raison de disponibilité ou de gardiennage. Un service de gardiennage sur place pourrait aider les jeunes familles à participer plus à la vie du secteur.
A noter : à la fête patronale, toutes les équipes étaient représentées, et environ 6
jeunes couples étaient présents, malgré l’absence de gardiennage sur place.
La présence de 2 couples du secteur de l’Estrie le 4 avril dernier avec Georges Madore.
Pour ceux présents aux deux ressourcements, les personnes ressources Ivan Marcil et Georges Madore ont été fort appréciés.
6- Choix à faire pour l’an prochain
Thèmes choisis pour 2009-2010 cités plus loin dans le bulletin.
Activités sociales qui rassemblent les équipiers :
Souper au restaurant, rencontre au salon de quilles, BBQ chez un des équipiers,
pique-nique d’été chez un des équipiers, dîner en famille…à vous de choisir J
7- Partage de thèmes de reflexion
Banque de thèmes utilisés en 2008-2009 par le secteur de Montréal
2 suppléments au Prions en Eglise : la prière et la beauté #32, la prière et le souffle #33,
2 revues RND :
Qu’est-ce qui vous rend heureux (juil-août 2008) et 7 bonnes raisons d’être
optimiste (janv. Février 2009)
Etude de St-Paul (entre autres avec certains articles de la revue le monde de la Bible)
- Encyclique de Benoît XVI, thème venant de France, intéressant et riche, mais pas pour une année complète, parfois redondant, beaucoup de questions dans le guide, il faut sélectionner.
- « Le mariage, un sacrement pour la route » le thème annuel venu de France pour
2008-2009 L’équipe a senti que les textes étaient un peu trop redondants pour
durer toute l’année. Écart entre ce qui était écrit et la réalité des jeunes couples
actuels. Manque d’intérêt pour ce thème en cours d’année.
- Document du collège international des END à Rio de Janeiro juillet 2004, apprécié.
Banques de thèmes qui seront utilisés en 2009-2010 par le secteur de Montréal
- Livre « Ferment d’évangile », étude de l’évangile de St-Marc, concret pour les
Couples
- Textes choisis du Père Caffarel, thème venant de France (évoqué par au moins 4 équipes)
- Béatitudes (thème préparé par Jacques Sylvestre)
- Livre « Au cœur de ma vie, l’Eucharistie » de Henri Newen
- Amour, bonheur et sainteté, thème pour une jeune équipe, venant de France
- Livre « Les 7 Péchés Capitaux » par Pascal Ide et Luc Adrian
Autres thèmes évoqués dans le bilan du secteur pour 2008-2009:
- Le bonheur/ Salome (Jacques) diapo- partage réflexion-
Cassette de Jean Vanier – lecture et partage d’un livre (Toute personne est une
histoire sacrée) etc.
- Célébrer l’annonce de Vatican II par Mgr Paul-Emile Charbonneau, en alternance,
des thèmes du Père Caffarel et des suppléments du Prions en Eglise, en
particulier : la prière et le souvenir #35, la prière et le doute #37.
- Bébés techno (procréation assistée)
- Livret « Toi et moi » (voir si ceci s’apparente au petit livre qui vient de sortir :
« Toi et moi –Florilège pour la vie à deux », Médiaspaul éditions)
Le dossier du mois : L’euthanasie (par Jacques Sylvestre)
La définition du «Petit Robert» ne laisse planer aucun doute : usage des procédés qui permettent de hâter ou de provoquer la mort pour délivrer un malade incurable de souffrances extrêmes ou pour tout motif d’ordre éthique. Telle est la portée du terme euthanasie. Euthanasie ou suicide assisté? Dans des pays francophones, l’expression suicide assisté est utilisée de préférence au terme euthanasie. La différence entre les deux actes consiste dans le fait que l’euthanasie est accomplie par une personne autre que le malade, généralement un médecin, tandis que le suicide assisté est un acte par lequel la personne malade se donne elle-même la mort. Dans le cas du suicide assisté, c’est le malade lui-même qui est l’acteur principal de son geste décisif et il ne subit pas passivement l’intervention médicale, comme c’est le cas de l’euthanasie.
Débat de société par excellence, vaste sujet à polémique, pourtant cette pratique remonte à la nuit des temps. En Grèce, son usage était pratiqué de façon assez banale. Toutefois, Hippocrate interdisait aux médecins d’aider leurs patients incurables à mourir. Preuve que la polémique ne date pas d’hier. A Moyen Age, le veto est total : on ne touche pas à l’oeuvre de Dieu quelles que soient les circonstances. En revanche à partir du XVIIe siècle, la pratique est admise et reconnue. C’est d’ailleurs, un médecin Anglais, le docteur Bacon qui en 1623 créera le mot « euthanasie » dans le cadre d’une nouvelle forme de pratique médicale déjà appelée palliative. Depuis le XIXe siècle, le débat fait rage de nouveau entre opposants et partisans.
Débat contradictoire
Pour les gens de foi, chez les Chrétiens et les Musulmans, l’homme ne dispose pas de sa vie. Elle est un don de Dieu de la naissance à la mort. L’euthanasie peut donc être considérée comme un acte sacrilège. Pour d’autres, les raisons de leur opposition sont moins spirituelles : risque de dérapages, éventuelles pressions financières en raison du coût élevé des soins, pressions morales de l’entourage, difficultés d’appréciations de jugement en raison de l’état du malade (incapacité de décision), assimilation à un meurtre, interférences entre les notions de souffrance du malade et celles de la famille, eugénisme (sélection volontaire qui peut entraîner de nombreuses dérives racistes ou sociales), volonté d’accélérer un processus naturel pour bénéficier plus rapidement d’une succession… Autant d’arguments de poids qui nécessitent leur prise en compte et impliquent un encadrement drastique en cas de mise œuvre.
Un peu d’histoire
Le 27 octobre 1999, à Washington, le Congrès vote en faveur du projet de loi qui pénalise les médecins qui procurent des médicaments à leurs patients pour accomplir leur suicide, mais rend légale l’utilisation de médicaments appropriés pour traiter la douleur. L’argumentation consiste à dire que « le suicide est l’acte ultime du désespoir et que l’acte de faciliter le meurtre intentionnel d’un être humain est l’opposé de l’acte de guérir. »
Les Pays-Bas sont le premier pays de l’Europe à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté selon des conditions très strictes et précises. En Belgique, la loi relative à l’euthanasie, du 22 septembre 2002, n’autorise pas explicitement l’assistance au suicide. Cependant, celle-ci peut être interprétée comme une modalité de la pratique de l’euthanasie. En Espagne, le code pénal de 1995 ne considère plus l’euthanasie et le suicide assisté comme des homicides. Au Canada, un projet de loi privé, déposé par Francine Lalonde, B.C. en juin 2005, modifiait le Code criminel afin de permettre le droit de mourir dignement moyennent certaines conditions : que la personne soit âgée de 18 ans et plus, qu’elle soit atteinte d’une maladie en phase terminale ou éprouve des douleurs physiques ou mentales aigues sans perspective de soulagement. L’expression de cette volonté doit être faite deux fois par écrit à au moins dix jours d’intervalle. La personne qui assiste le malade devra être secondée dans sa tâche par un médecin praticien, si elle n’est pas médecin elle-même.
Des pour et des contre
Alors même que le débat sur l’euthanasie et le suicide assisté reprend à travers le pays, le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, (CECC), Mgr V. James Weisgerber, archevêque de Winnipeg, invite les membres du Parlement et tout le peuple canadien à réfléchir aux conséquences possibles du projet de loi C-384, loi modifiant le Code criminel (droit de mourir dignement). S’appuyant sur l’enseignement contenu dans le Catéchisme de l’Église catholique, Mgr Weisgerber rappelle qu’il est légitime de recourir aux médicaments et à d’autres moyens pour soulager la souffrance, même si cela a pour effet secondaire d’abréger la vie. Il ajoute toutefois qu’il n’est jamais acceptable de tuer de façon directe et intentionnelle les personnes déprimées, handicapées, malades, âgées ou mourantes. Il ne voit donc pas comment une quelconque loi autorisant l’euthanasie et le suicide assisté protégerait les plus vulnérables de notre société. « Une regrettable interprétation de la compassion propose que l’on euthanasie les plus vulnérables plutôt que de leur assurer, jusqu’à leur mort naturelle, les soins appropriés, un contrôle efficace de la douleur, ainsi qu’un soutien social, affectif et spirituel. »
La Fédération des médecins spécialistes
du Québec (FMSQ) par la voix de son président réclamait cette semaine la
légalisation de l'euthanasie, une pratique qu'elle juge non seulement répandue,
mais nécessaire en certaines circonstances. Pour 95 % de ses membres, la
sédation palliative doit être considérée comme faisant partie des soins
appropriés de fin de vie. Cependant, l'opinion est très nettement partagée
lorsque interrogés à savoir si la sédation palliative est assimilable à une
forme d'euthanasie; 48 % affirment que oui et 46 % répondent non. De même,
lorsqu'on leur demande si, d'une manière générale, l'euthanasie devrait faire
partie intégrante des soins appropriés en fin de vie - thème qui a fait l'objet
des réflexions du comité en éthique du Collège des médecins du Québec, 62 % des
médecins se disent d'accord
alors que 27 % sont d'avis contraire.
Motivation
Du point de vue moral, la mort volontaire peut-elle être, dans le cas de maladie irréversible ainsi que dans le cas des vieillards et des grands infirmes, une manière appropriée de terminer une existence à laquelle la personne qui souffre ne parvient plus à donner une signification ou une orientation? L’assistance au suicide peut-elle être, de la part du médecin ou de toute autre personne qui y coopère, une action plus sensée que celle de prolonger une vie dépourvue de sens aux yeux de la personne qui la vit? Le projet fondamental de l’éthique est de penser au séjour des humains sur la terre. Exister, c’est être au monde parmi les personnes et les choses. Or, lorsque plus aucun abri n’offre au malade ou au vieillard une protection adéquate pour habiter parmi les personnes et les choses avec satisfaction et signification, n’est-il pas raisonnable et légitime qu’on puisse opter pour une mort qui soit bonne et appropriée à leur état et à leurs désirs profonds. Une volonté médicale ou sociale qui chercherait à sauver la vie à tout prix au nom de son soi-disant caractère sacré relève, selon F. Couturier, « plutôt de la virtuosité technologique que de la sollicitude proprement humaine » et s’inspire d’une rhétorique qui ne comprend rien à la douceur du respect qu’inspire la liberté de celui qu’on accompagne. » (« Suicide et existence », Frontières, vol. 1, no 2, 1988, p. 5
Une deuxième objection à l’assistance au suicide concerne la capacité du malade ou du vieillard de prendre des décisions libres et éclairées. On interprète sa demande d’aide non pas comme une volonté de mourir, mais comme un signe de dépression ou comme un appel à des soins plus adéquats, à une présence plus attentive des proches ou à des relations interpersonnelles plus significatives avec le personnel médical ou avec la famille. « La personne ne veut pas mourir, elle veut être aimée. » Une dépression rend-elle pour autant une personne incapable de prendre des décisions autonomes concernant la fin de sa vie ?
Une troisième objection à la pratique de l’euthanasie est que celle-ci est susceptible de détruire la confiance des malades et de leurs familles envers le corps médical, dont la responsabilité est de guérir, de soulager et non de tuer. Cependant, lorsque la guérison n’est plus possible et que le malade ou le vieillard ne peuvent plus être soulagés adéquatement, l’argument de la confiance peut être inversé: « Quelle confiance un malade ou un vieillard peuvent-ils avoir en un médecin qui refuse de considérer la liberté de décision? » (Dr M. Angel, cité dans J.-P. Soulier, Mourir en paix: quelle médecine en fin de vie? Paris, Albin Michel, 1994, p. 133). Drewerman note fort à propos: « Ce peut être user de violence que de forcer quelqu’un à vivre; et ce problème de la violence est bien le nœud du problème: dans quelle mesure peut-on et doit-on prolonger une vie? » (Le mensonge et le suicide, p. 35). Une déclaration de 1974, signée notamment par les deux prix Nobel Linus C. Pauling et Jacques Monod, estimait «cruel et barbare de maintenir contre sa volonté une vie qui a perdu toute dignité, beauté, signification, perspective d’avenir» (cité dans J.-P. Soulier, op. cit. p. 145).
Une quatrième objection au suicide assisté concerne les risques de dérapage. Du suicide assisté, il y a danger de glisser vers l’euthanasie volontaire, de l’euthanasie volontaire vers l’euthanasie non volontaire des malades et des vieillards, des handicapés ou des enfants nés avec des malformations graves, enfin de toute personne jugée indésirable par la société. Cette vision catastrophiste se perd en conjectures. L’histoire de l’humanité démontre que des dérapages sont toujours possibles, car aucune loi et aucune politique n’échappent à d’éventuels abus. En revanche, la perspective n’est pas plus réjouissante quand on voit se prolonger, jusqu’à l’absurde, la vie de malades incurables ou de vieillards contre leur volonté explicite. Quelle société risque-t-on de créer si on se contente d’être le témoin complice d’un si grave « viol de la personne »? (J. Pohier, cité dans J.-P. Soulier, op. cit., p. 177).
Une autre objection habituellement retenue est celle de la «Dignité humaine» ou du
« respect de la vie ». En certains stades de l’évolution de la maladie ou décrépitudes dues à l’âge peut-on encore parler de dignité humaine ou de respect de la vie ?
Quoiqu’on dise, il n’y a pas de principe absolu.
Le prophète parlant du « Serviteur de Yahvé » clamait : « Des multitudes avaient été saisies d’épouvante à sa vue car il n’avait plus figure humaine et son apparence n’était plus celle d’un homme. … Objet de mépris, abandonné des hommes, familier de la souffrance… Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était accablé. ..Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison.» (Is. 52.14 - 53.4) L’évidence est encore plus flagrante en certains cas de notre humanité.
Et dans la foi à une vie éternelle, peut-on condamner celui qui devant l’impossible retour décide de son plein gré de laisser sa place à quelqu’un d’autre en quelque lieu que ce soit, et d’aller frapper à la porte du ciel n’emportant comme seul bagage que cet acte de charité et non de désespoir. Et s’il voulait ce faisant accomplir dans sa chair ce qui manque à la passion du Christ.
Jésus ne disait-il pas : « J’ai pouvoir de donner ma vie et de la reprendre ». (Jn. 10.18)
Le terme qui s’associerait peut-être le mieux avec le mot euthanasie sous toutes ses formes est celui de délivrance. Cette opération menée d’un commun accord avec le patient, sa famille et le corps médical doit être porteuse d’espoir. Pourquoi prolonger une vie qui ne porte même plus ce nom, légitimement synonyme de progression, d’évolution et de développement ? D’ailleurs malgré les contraintes religieuses, juridiques et morales son application s’est perpétuée à travers les siècles.
Jacques Sylvestre o.p.
Les nouvelles des équipes
Montréal 19
Notre moment fort cette année, ce fut nos moments de prières en équipe, toujours ressourçants.
Montréal 21
Notre conseiller spirituel, Mgr Robert Sansoucy, a retrouvé la santé, à notre plus grand bonheur, et nous avons eu une belle rencontre avec lui à la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde l’automne dernier.
Montréal 22
Notre conseiller spirituel Richard Guimont, o.p. a sa résidence principale à Québec maintenant, nous devons nous rencontrer quand il vient faire son tour à Montréal. Nous nous sommes rencontrés environ 6 fois cette année, et aménageons les rencontres pour aider notre ami Jean Beaudoin, dont la santé est fragile, à participer à toutes les réunions possibles. Prions pour Jean et son épouse Jacqueline, pour une année pleine d’espérance.
Témoignage de l’équipe Montréal 22
Nous sommes une équipe Notre-Dame en activité depuis environ 40 ans. Cette équipe se composait à l’origine de cinq couples et d’un conseiller spirituel. Au fil des ans nous avons changé plusieurs fois de conseiller spirituel et quelques uns de nos membres nous ont quitté, mais les veuves ont persévéré. Nous sommes actuellement 7 membres réguliers, âgés de 70 à 85 ans.
A notre dernière rencontre, en septembre, notre thème était le numéro spécial
« 50ième anniversaire, Célébrer l’annonce de Vatican II ». Merci à Mgr Charbonneau de cette
présentation claire, facile à aborder, chargée de souvenirs et d’espérance.
Voici quelques réflexions qui sont sorties de notre échange en équipe. Il était bon de se rappeler quel était l’état de nos communautés avant le Concile et d’apprécier les améliorations concrètes dans notre vie chrétienne :
- célébrer en français, quelle joie !
- pouvoir lire la Parole de Dieu en français, la savourer et en parler librement entre nous quelle richesse !
- l’homélie du dimanche est devenue un commentaire de la Parole, plein de vie et de sens, de quoi nourrir notre semaine (et non un rappel des commandements).
Nous avons beaucoup aimé le « code postal » de la lettre de Pierre, qui nous interpelle si directement aujourd’hui : 1P2 4 A9
En voici la citation : « Approchez-vous de Lui : il est la pierre vivante que les hommes ont éliminée, mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur. Vous aussi, soyez les pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le sacerdoce saint, présentant les offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus (…)
Oui, c’est vous qui êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de Celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. »
Nous espérons avec vous que se vive encore plus ouvertement la collégialité qui a régné entre les évêques pendant les années du Concile. Il nous semble que le rapprochement entre les églises a (10) fait de nombreux progrès, pas seulement spectaculaires comme la rencontre d’Assise, convoquée par Jean-Paul II, mais aussi par de multiples expériences locales de prière, rassemblant des communautés de rites différents.
Nous avons particulièrement apprécié les questions de la page 21 « Y a-t-il dans nos cœurs ?
« Est-ce vrai que l’Eglise progresse ou régresse depuis le Concile ?
Le vrai progrès de l’Eglise ne sera jamais mesurable. Il ne s’évalue pas en chiffres. Les vraies questions à se poser pour donner réponse à cette question sont les suivantes :
Y a-t-il dans nos cœurs, plus d’attention aux pauvres, plus de patience dans le dialogue, plus de foi dans la force de la prière, plus de goût pour l’Eucharistie, plus d’espérance que de crainte ?
Si chacun de nous peut répondre oui, l’Eglise progresse.
A différents degrés nous pouvons répondre oui à certaines de ces questions et nous nous réjouissons en particulier de ne plus appartenir à une église régnant par la crainte et les règlements.
Merci d’avoir ravivé notre espérance,
Marie-Antoinette Falaise, pour l’équipe Montréal 22
Montréal 36
Nous nous rencontrerons quelquefois cette année, avec nos espérances et nos recherches, toujours avec l’aide de notre conseiller spirituel Jacques Sylvestre, toujours en grande forme malgré son âge respectable, une amitié indissoluble nous retenant dans notre démarche de chrétien.
Montréal 38
Nous avons le plaisir d’accueillir cette année dans Montréal 38, deux nouveaux couples, dont un Québécois, Monique et Daniel, et un directement arrivé de Barcelone, Judit et Bernat. Nous sommes donc à égalité cette année entre les couples Québécois et Français, et savourons le bel accent Catalan de nos nouveaux arrivants. La chimie s’est bien opérée et l’année s’annonce fructueuse. En 2008-2009, nous avons accueilli deux nouveaux bébés, Aimée et Judith
Montréal 39
L’année fut belle avec notre nouveau conseiller spirituel, Jean-Louis Martin, p.m.é., qui nous stimule et apporte toujours une question pertinente avec laquelle repartir à la fin de la réunion. Malgré le fait qu’il ait été évêque au Pérou, il ne voudrait surtout pas qu’on l’appelle Monseigneur…il est un homme près du peuple. Il nous est arrivé avec des documents tout prêts pour le thème de l’an prochain…quelle richesse nous avons en cette personne.
Montréal 45
Nous étions quelque peu éparpillés auparavant, la mise en commun s’étirait quelque peu…
Cette année, nous fûmes plus structurés, et nous sommes passés de 6 à 3 couples, ce qui nous a donné plus de temps d’échange et de motivation pour les réunions. Nous avons commencé l’année (11)
avec notre nouveau couple, Lambert et Solange nouvellement arrivés du Cameroun, et le contact fut bon. Nous sommes donc maintenant 4 couples. Nous vivons ici l’internationalité des équipes. L’univers des Equipes Notre-Dame nous a réunit tout de suite. Belle année en perspective.
Montréal 46
Notre année fut enrichissante et la pédagogie des Equipes nous fait progresser. Nous avons aimé notre retraite de juin à l’Abbaye Ste-Marie des Deux-Montagnes. Trois nouveaux poupons sont venus s’ajouter à l’équipe cette année.
Un couple nous a quitté, mais un nouveau se joint à nous, Bastien et Mory, bienvenue parmi nous. IL va sans dire que notre nouveau conseiller spirituel, Frère Alexandre-Marie de La Taille sera toujours d’un support indéfectible pour cette nouvelle année qui commence.
Montréal 47
Nous avons accueilli un nouveau couple cette année, de même que notre conseiller spirituel, Mgr André Gazaille, évêque auxiliaire à Montréal, mais que nous appelons André, bien sûr.
Nous sommes une jeune équipe, qui étions un peu en recherche au début. Le fait d’étudier la charte des END nous a amené à un tournant. Nos responsables de secteur ont aimablement répondu à nos questions, et maintenant, nous nous sentons plus enlignés, dans une même direction et un même rythme. Un bébé est en route pour cette année.
Montréal 48
Comment donc, une équipe Montréal 48 ??? Eh oui ! , Marlène et Jacques ont eu le bonheur de visiter le 17 octobre dernier cette nouvelle équipe qui démarre avec vraisemblablement 5 couples et un conseiller spirituel, lui-même fils d’un couple faisant partie de l’équipe Québec 4. Les chemins se croisent…4 couples qui se connaissaient déjà et sont déjà bien ancrés dans l’esprit des END, et un autre jeune couple habitué à un mouvement tel que le nôtre. L’arrimage se fera sans doute en harmonie, bonne année à cette nouvelle équipe, que l’on pourrait appeler, équipe clé en main, déjà toute prête, et tombée du ciel… J
Ottawa
Nous avons vécu une belle retraite d’une journée avec notre conseiller spirituel Denis Dancause, à l’ouest d’Ottawa. Etant bibliste, il fut très éclairant dans notre étude de St-Paul cette année, c’est une richesse de l’avoir avec nous.
Cette Rubrique est votre rubrique, n’hésitez pas à nous transmettre des nouvelles par l’intermédiaire de vos responsables d’équipes
Agenda
§ Samedi 5 décembre 2009 : Fête Patronale à Montréal : Résidence de l’Amitié – 9167 Bd Gouin Ouest (infos et détails déjà envoyés par courriel ou courrier)
§ Samedi 10 et dimanche 11 avril 2010 : 2 jours de ressourcement (informations et détails à venir)
Prière (proposée par l’Equipe d’Ottawa)
A l’écoute de la Parole
Ecouter ta parole, Seigneur, la méditer, la mettre en pratique …
Tel est le chemin du disciple qui désire construire sa maison sur le roc.
Ce chemin est semé d’embûches … aussi, donne-moi Seigneur, « un cœur qui écoute »,
Qui s’attache à ta Parole et vit en étroite familiarité avec elle jour et nuit.
Peu à peu, je lui permettrai de s’installer dans mes pensées et d’imprégner mes tâches quotidiennes.
Alors, face aux tempêtes de l’existence, petites et grandes, elle demeurera la « lampe sur mes pas » (Ps 118) : le point d’ancrage qui demeure solide quand il n’y a plus rien.
Oui, Seigneur, béni sois-tu pour ton Eglise qui, par toute une lignée de témoins adossés à sa Tradition, éclaire le sens profond de ta Parole ;
Ton Eglise qui nous aide à la méditer dans le secret de notre cœur.
Ainsi ton Verbe, peu à peu, prend chair dans notre vie.
Christine FLORENCE
Points divers
Les écrits du Père Caffarel sont une source intarissable d’enrichissement tant personnel que pour nos Equipes. Pour nous aider, 2 possibilités :
1. D’une part, le site Internet de la région France-Suisse-Luxembourg (www.equipesnotredame.org.), notamment au moyen de l’onglet appelé « Prière de la semaine » dans lequel il y a un texte d’évangile, une méditation, une prière, et un texte du père Caffarel, le tout renouvelé une fois par semaine.
2. D’autre part, la «Lettre des Equipes Notre-Dame», revue éditée 5 fois par an par les END de France.
L’abonnement pour 2010 coûte 30 $. Pour limiter les coûts, l’abonnement est centralisé : vous trouverez ci-dessous un coupon-réponse à faire parvenir avec votre chèque l(ibellé à l’ordre des «Equipes Notre Dame Région Canada»), avant le 1er décembre prochain, à :
Georgette LAURIN-CÔTÉ
Responsable des abonnements au Canada
2705 rue Le Moyne
SHERBROOKE QC J1K 1S6
Tél : 819 565 4056 - Courriel : geolaur@sympatico.ca
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Nom :
Adresse :
Téléphone :
S’il y a lieu, adresse de courriel :
P.S. : En cas de changement d’adresse civile ou de courriel au cours de l’année, veuillez s.v.p. en aviser Georgette Laurin-Côté au plus tôt.